Article

Marchés résidentiels de prestige

La popularité de la Côte d’Azur ne faiblit pas auprès des acheteurs internationaux, le maintien des recherches immobilières et la relative résilience économique ont soutenu les performances de la région. 


L’investissement global sur la Côte d’Azur s’est élevé à 2,1 milliards d’euros l’année dernière. Bien que ce chiffre soit inférieur de 12,7 % aux volumes de 2019, le nombre total de transactions est presque équivalent à celui d’avant la pandémie, en baisse de seulement 3 % par rapport à 2019, et 41 % au-dessus des chiffres les plus bas observés en 2021. En 2022, la région a connu un regain d’activité, résultant d’une demande non satisfaite lors de la pandémie, lorsque l’offre ne correspondait pas à la demande. 

Il est important de noter que les propriétés prestigieuses avec de vastes surfaces et une situation exceptionnelle sont rarement mises sur le marché, certaines biens immobiliers de ce genre se négociant moins d’une fois par génération. Cela peut entraîner des variations importantes de la valeur moyenne des biens immobiliers et de l’investissement global d’une année sur l’autre.

Le profil des acheteurs qui investissent sur la Côte d’Azur est aussi varié que les sites de la Riviera. Bien que le nombre d’acheteurs français soit important, le marché s’appuie sur une demande mondiale. 

Kelcie Sellers, Associate Director, World Research

Si les volumes de transactions ont ralenti, les prix ont continué à augmenter. Les prix au mètre carré sur la Côte d’Azur ont bondi de 12,7 % en 2021.

Depuis, ils ont atteint un plateau, augmentant de 1,3 % en 2022 et de 1 % en 2023. La hausse des taux d’intérêt et l’instabilité économique ont affecté les prix et les investissements dans toute la région, mais le nombre de demandes reste important sur l’ensemble du marché. Bien que les deux restent inférieurs aux niveaux de 2019, en dehors de la poussée d’investissement en 2022.

Compte tenu d’une offre limitée la difficulté réside dans la capacité de répondre à la demande, ce qui justifie la stabilité et dans certains cas l’augmentation des prix pouvant atteindre les niveaux prépandémiques.

Les prix des logements de premier ordre varient considérablement d’un sous-marché à l’autre. Saint-Jean-Cap-Ferrat et Saint-Tropez, qui bénéficient d’une renommée et d’un rayonnement international, affichent des prix moyens le mètre carré compris entre 15.000 € et 45.000 €, soit plus du double de certaines localités situées dans l’arrière-pays telles que Valbonne et Mougins (6.000 à 17.000 € le mètre carré). L’écart de prix entre les régions de la Côte d’Azur n’est pas dû à la qualité des propriétés, mais plutôt à la nature limitée du terrain et de l’offre immobilière dans les régions côtières.

Les raisons d’une demande immobilière constante

Le profil des acheteurs qui investissent sur la Côte d’Azur est aussi varié que les sites de la Riviera. Bien que le nombre d’acheteurs français soit important, le marché s’appuie sur une demande mondiale. Les acheteurs européens ont tendance à venir du Benelux, de Scandinavie, d’Allemagne et du Royaume Uni, ainsi que d’Europe de l’Est. Les résidents de la Principauté sont également très actifs et se tournent vers la Côte d’Azur pour trouver des résidences secondaires.

Enfin, les acheteurs du Moyen-Orient restent très présents, la Côte d’Azur étant toujours très convoitée.

Ces dernières années, nous avons constaté une augmentation des transactions avec des acquéreurs américains, attirés par le style de vie de la Côte d’Azur, qui ont bénéficié aussi d’un dollar fort qui rend leur investissement plus attractif.

Pour les nouveaux arrivants dans la région qui cherchent à déterminer le meilleur endroit où s’installer sur la Côte d’Azur, les locations sont une bonne solution, et beaucoup décident d’y séjourner durant un mois ou parfois toute une saison. Sur l’ensemble de la Côte d’Azur, les prix des propriétés à la location se situent généralement entre 20.000 et 25.000 € par mois, mais les propriétés les plus grandes et les plus haut de gamme peuvent se louer parfois jusqu’à 400 000 € par mois. Toutefois, compte tenu de la saisonnalité des marchés de la région, les locations à long terme, d’une année entière ou plus, ne sont pas très courantes en dehors des grandes villes comme Nice ou Cannes.


 

Lire les articles du Savills Spotlight sur la Côte d'Azur ci-dessous

Other articles within this publication

4 other article(s) in this publication